Atelier-débat : Sommes-nous réellement en démocratie ?

Date/heure
Date(s) - 29/11/2018
18h00mn - 20h00mn

Catégories


Atelier-débat autour de la conférence du 08/11/2018 : « Peut-on imaginer une société sans Etat »

Principe de débat : Les participants sont invités à réagir sur des propositions polémiques et des questions qui constituent des amorces ou pistes de débat. En début de réunion, chaque participant peut également proposer son propre texte de réflexion.

Proposition/question 1 : Qu’est-ce que la démocratie ?

D’après Wikipedia, Le terme démocratie (du grec ancien dēmokratía combinaison de dêmos, « territoire » puis « ensemble des citoyens », et kratein, « commander »), désigne un régime politique dans lequel les citoyens ont le pouvoir. La première expérience de démocratie est la démocratie athénienne avec comme base primordiale l’assemblée générale des citoyens. Selon la célèbre formule d’Abraham Lincoln la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », repris dans l’article 2 de la Constitution de 1958 de la Cinquième République française.

Rousseau a dit qu’il n’existait que trois systèmes connus d’exercice du pouvoir : la monocratie, qui est celui d’un seul homme, l’oligocratie (également nommée aristocratie), qui est celui d’un groupe restreint, et la démocratie, qui est celui de tous les citoyens. Il a notamment écrit dans le contrat social : « La puissance législative appartient au peuple, et ne peut appartenir qu’à lui …..la souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée ….. à l’instant qu’un peuple se donne des représentants, il n’est plus libre »

Proposition/question 2 : Que célébrons-nous le 14 juillet ?

Lorsque les révolutionnaires français de juillet 1789 entreprirent d’abattre le pouvoir monarchique, c’était dans le but d’installer le pouvoir du peuple. Mais, très rapidement, le cours de l’histoire a suivi une trajectoire différente de celle initiée par les acteurs des mouvements populaires de cette époque. En effet, dès le 7 septembre 1789, c’est à dire à peine deux mois après la prise de la Bastille, Emmanuel-Joseph Sieyès, le père de la constitution française tenait devant la toute jeune assemblée nationale, les propos suivants :

« le gouvernement de la France peut s’exercer de deux manières. La première manière est que les Citoyens peuvent donner leur confiance à quelques-uns d’entre eux. C’est pour l’utilité commune qu’ils se nomment des Représentants bien plus capables qu’eux-mêmes de connaître l’intérêt général, & d’interpréter à cet égard leur propre volonté. L’autre manière d’exercer son Droit à la formation de la Loi, est de concourir soi même immédiatement à la faire. Le concours immédiat est ce qui caractérise la véritable démocratie. Le concours médiat désigne le Gouvernement représentatif. »

« La différence entre ces deux systèmes politiques est énorme. Le choix entre ces deux méthodes de faire la Loi, n’est pas douteux parmi nous. D’abord, la très grande pluralité de nos Concitoyens n’a ni assez d’instruction, ni assez de loisir, pour vouloir s’occuper directement des Lois qui doivent gouverner la France ; leur avis est donc de se nommer des Représentants ; »

« Donc les Citoyens qui se nomment des Représentants, renoncent & doivent renoncer à faire eux-mêmes immédiatement la Loi. Toute influence, tout pouvoir leur appartiennent sur la personne de leurs mandataires. S’ils dictaient des volontés ce ne serait plus un état représentatif, ce serait un état démocratique, car je soutiens toujours que la France n’est point, ne peut pas être une Démocratie. »

Proposition/question 3 : Sommes-nous en démocratie ou en oligarchie ?

Commentaire d’internaute relevé dans un média non dominant (Agoravox) : Au lieu de voter pour des alternatives, la majorité des citoyens s’abstient. Des projets sont retirés un temps, mais ils reviennent un peu plus tard et finissent par être mis en oeuvre, légèrement maquillés ou simplement sans demander l’avis du peuple… Au lieu de lutter contre un système qui l’opprime, le « prolétariat » se tourne contre d’autres opprimés et contre tous les boucs émissaires qu’on lui propose obligeamment. Sous prétexte du terrorisme, nos libertés sont peu à peu grignotées. Grâce à la concentration des médias, nos intelligences sont peu à peu anesthésiés. Le futur à moyen terme, c’est l’oligarchie Méga-capitaliste, c’est à dire que tout, sans exception, « leur » appartient, y compris vous, votre héritage génétique, vos idées, votre travail, vos enfants … tout absolument tout…


Lieu : Maison Berty-Albrecht (Salle Charpennes) – 14, place Jules Grandclément – 691000 Villeurbanne – Metro : Gratte-Ciel ou Flachet – Bus C3, C11, C26

Les ateliers-débats sont ouverts aux membres de l’association.  Vous pouvez toutefois participer à cette séance sans être encore adhérent et souscrire votre adhésion ultérieurement si vous souhaitez poursuivre le cycle des ateliers (20€ pour la saison 2018/2019). Pour adhérer dès maintenant, c’est ici.

Réservations


Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.