Atelier-débat : L’information diffusée par les grands médias est-elle objective ?

Date/heure
Date(s) - 06/12/2018
18h00mn - 20h00mn

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Atelier-débat autour de la conférence du 20/12/2018 : « Vers la démocratie directe« 

Principe de débat : Les participants sont invités à réagir sur des propositions polémiques et des questions qui constituent des amorces ou pistes de débat. En début de réunion, chaque participant peut également proposer son propre texte de réflexion.

Proposition 1 : Dans une interview au magazine Society en décembre 2016, David Pujadas reconnaissait que son JT de 20h sur France 2 véhiculait une « idéologie cachée », à savoir celle que le salut et le bonheur résident dans la consommation ou l’accumulation des richesses, autrement dit l’apologie de la croissance. Pourtant France 2 est une chaine publique, par l’intermédiaire de France Télévisions, dont le capital est à 100% détenu par l’Etat, c’est à dire par nous, les citoyens.  L’employeur de David Pujadas, qui est d’ailleurs également son client, c’est donc le peuple. Nous sommes dès lors en droit de nous poser la question suivante : quels sont les objectifs assignés au journaliste/fonctionnaire d’une chaine publique ? La charte de France Télévisions stipule l’adhésion des collaborateurs des antennes de France Télévisions à des valeurs partagées dont l’honnêteté, la transparence, l’indépendance et le pluralisme de l’information ; l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion ; la représentation de la diversité de la population française.

Question 1 : Ces principes et objectifs sont-il réellement suivis dans le service public, sachant que 1/3 environ du financement provient des recettes publicitaires, le reste étant assuré par la redevance et le budget de l’Etat ?

Proposition 2 : pour être à même de mieux cerner la problématique des relations qui s’établissent entre le citoyen et les médias commerciaux (ou publics), il convient de préciser le contenu des notions d’information et de journalisme. La notion globale d’information recouvre plusieurs aspects distincts, dont notamment  l’information factuelle (type dépêche AFP), le commentaire explicatif, le commentaire d’opinion, l’interview en tête à tête (version direct sans montage ou version différée avec montage), l’animation de débat, etc… A chacune de ces rubriques correspond un métier différent, mais tous sont regroupés sous l’appellation générique de « journalisme ». Le journaliste de média dominant, qu’il soit spécialisé ou polyvalent, est étrangement considéré par une partie de l’opinion comme étant dépositaire d’une mission d’intérêt public, et supposé respecter une certaine éthique, cette éthique n’ayant d’ailleurs pas les mêmes contours pour chaque auditeur. Or ce journaliste n’est qu’un salarié d’entreprise commerciale qui applique les clauses du contrat de travail conclu avec son employeur.

Question 2 : Cette situation pose t-elle problème sur le plan de l’objectivité de l’information?

Proposition 3 : A côté de la sphère des médias dominants, qui fonctionne selon une logique d’entreprise, il existe deux autres sphères d’information :

  1. une sphère non dominante commerciale : notamment des médias étrangers en langue française ou non (Sputnik, RT, Al Jazeera, Amaq,..)
  2. une sphère non dominante non commerciale (de type associatif, ou bénévole)  : réseaux sociaux (Facebook, Instagram), chaînes vidéo (Youtube, Dailymotion), Médias Citoyens (Agoravox, Contrepoints)

Question 3 : Cette réalité modifie largement le contexte général de l’information, mais cette réalité n’est pas visible aux yeux de certains. Cela pose t-il problème sur le plan de la pluralité de l’information ?


Lieu : Maison Berty-Albrecht (Salle Charpennes) – 14, place Jules Grandclément – 691000 Villeurbanne – Metro : Gratte-Ciel ou Flachet – Bus C3, C11, C26


Les ateliers-débats sont ouverts sur inscription, c’est ici.

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