Atelier-débat : Sommes-nous manipulés par les médias dominants ?

Date/heure
Date(s) - 13/12/2018
18h00mn - 20h00mn

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Atelier-débat autour de la conférence du 20/12/2018 : « Vers la démocratie directe »

Principe de débat : Les participants sont invités à réagir sur des propositions polémiques et des questions qui constituent des amorces ou pistes de débat. En début de réunion, chaque participant peut également proposer son propre texte de réflexion.

Proposition 1 : Un média (journal, radio, chaine TV) est une entreprise commerciale dont le seul objectif, comme toute entreprise, est de réaliser des profits pour le compte de ses propriétaires. Dans le cas des médias dominants les principaux employeurs sont Bouygues, Lagardère, Rothschild, Dassault, Pigasse, Arnault, Bolloré, etc… Les employés commerciaux de ces entreprises, c’est à dire les journalistes, ont la même consigne professionnelle que tous les autres commerciaux, c’est à dire vendre un produit de manière à générer le meilleur bénéfice pour son employeur.

Question 1 : Que penser ce cette concentration des médias entre quelques grands groupes commerciaux diversifiés ?

Proposition 2 : dans le cas d’une chaîne TV, générer le meilleur bénéfice pour son employeur signifie produire une audience quantitativement élevée et qualitativement apte à recevoir les messages publicitaires, ces derniers constituant le chiffre d’affaires essentiel de l’entreprise. Qualitativement apte à recevoir le message publicitaire signifie que les spectateurs doivent être conduits, par les propos tenus dans l’émission considérée, à une situation psychologique les prédisposant à intégrer de façon optimale les messages commerciaux.

Question 2 : Certains spécialistes nomment cela de l’ « achat de temps de cerveau disponible ». Que penser de cette vision du rôle des médias dominants ?

Proposition 3 : afin que l’audience soit encore plus importante, le journaliste doit également, comme tout bon commercial, apporter la meilleure satisfaction possible au client, c’est à dire au spectateur. Cela veut dire que ce dernier doit être séduit par les propos tenus et ne doit pas être mis mal à l’aise par des paroles ou des raisonnements heurtant ses habitudes de pensée. Afin de connaître parfaitement ces paramètres et, ainsi ne pas risquer de mécontenter les spectateurs, des sondages et des études qualitatives sont réalisées par le service marketing. Etant en possession de ces données, toute l’expertise de l’employé journaliste consiste donc à mettre en forme un produit qui puisse atteindre l’objectif à double détente qui est celui de la satisfaction émotive du client, dans un premier temps, et de son conditionnement optimal à recevoir le message publicitaire, dans un deuxième temps. Et c’est sur cette expertise que son employeur calcule son salaire. A contrario, c’est sur ce défaut d’expertise que peut être décidé son licenciement.

Question 3 : Cette situation pose t-elle problème sur le plan de l’objectivité de l’information ?


Lieu : Maison Berty-Albrecht (Salle Charpennes) – 14, place Jules Grandclément – 691000 Villeurbanne – Metro : Gratte-Ciel ou Flachet – Bus C33, C11, C26


Les ateliers-débats sont ouverts sur inscription, c’est ici.

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